Publié le 19 Janvier 2026
L'observatoire de la qualité des environnements intérieurs (OQEI) avec l'appui du Centre scientifique et technique de bâtiment (CSTB) et de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a effectué une étude destinée à quantifier la concentration de pesticides présents à l'intérieur des logements. Cette étude, appelée Prestiloge, a été faite entre novembre 2020 et février 2023 sur 571 logements sélectionnés dans 321 communes et 84 départements. Les résultats ciblés sur une recherche de 81 pesticides dans l'air et de 92 dans les poussières ont été dévoilés à l'automne 2025.
Sur les produits ciblés (insecticides, insectifuges, fongicides, herbicides) 13 substances ont été retrouvées dans les poussières dans plus de 9 logements sur 10 alors qu'il y a eu très peu de produits cibles retrouvés dans l'air. Dans l'air, c'est plutôt des composés qui ont été trouvés.
Par exemple, le DEET et l'icaridine (présents dans les répulsifs d'insectes) sont trouvés aussi bien dans l'air que dans les poussières dans la plupart des logements.
Les résultats de cette étude ne sont facilement interprétables car il n'existe pas de valeurs de référence ou de seuils réglementaires à ce jour pour dire à partir de quel niveau cela représente un risque pour la santé des occupants.
L'OQEI met en avant la persistance des pesticides. En effet, certains pesticides utilisés autrefois sont toujours encore présents dans les logements malgré leur interdiction d'usage depuis de nombreuses années.
Il recommande aussi un nettoyage régulier des surfaces et l'aspiration des poussières pour limiter cette persistance des pesticides.